Vos questions, nos réponses
Une entreprise familiale à vos côtés depuis 14 ansVous venez de perdre un proche, ou vous prenez les devants. Voici les questions que les familles nous posent le plus souvent, et nos réponses. Si la vôtre n’y figure pas, appelez-nous : c’est nous qui répondons, pas un standard.
Les premières heures
Que faut-il faire tout de suite ?
Rien ne presse autant qu’on le croit. Dans l’ordre :
- Faire constater le décès par un médecin. Sans ce certificat, rien ne peut être engagé.
- Prévenir les proches les plus directs.
- Chercher si le défunt avait laissé des volontés écrites, ou un contrat obsèques.
- Nous appeler. Nous venons à domicile, en maison de retraite ou à l’hôpital, et nous prenons la suite.
Vous n’avez aucune décision définitive à prendre le premier jour. Le délai légal vous laisse le temps.
Le décès a lieu au domicile
Faites d’abord constater le décès par un médecin : le médecin traitant, ou SOS Médecins. En attendant, éteignez le chauffage de la pièce, fermez les fenêtres et la porte.
Vous pouvez préparer des vêtements et le livret de famille. Une fois le certificat de décès établi, appelez-nous : nous organisons ensemble la suite. Vous déciderez alors si le défunt reste à domicile ou s’il est transféré dans notre chambre funéraire. Ce transport doit intervenir dans les 48 heures qui suivent le décès.
Le décès a lieu à l’hôpital ou en clinique
Le corps est pris en charge par la chambre mortuaire de l’établissement. Le séjour y est gratuit pendant les trois premiers jours.
Vous pouvez aussi demander un transfert dans notre chambre funéraire : il doit alors intervenir dans les 48 heures suivant le décès. L’établissement n’a pas à donner son autorisation, et il n’a pas à vous orienter vers une entreprise en particulier. Le choix vous appartient entièrement.
Le décès a lieu en maison de retraite
Le défunt peut rester dans l’établissement jusqu’aux obsèques. Les frais relèvent alors du contrat d’hébergement, sans supplément. Si l’établissement dispose d’une chambre mortuaire, le séjour y est gratuit pendant trois jours.
Si vous préférez un transfert dans notre chambre funéraire, contactez-nous rapidement : il doit intervenir dans les 48 heures. Ce point a changé le 1er octobre 2026. La prise en charge du transport et des trois premiers jours par l’établissement ne joue plus que dans un cas précis : un établissement de santé qui n’est pas tenu d’avoir une chambre mortuaire, dont le directeur décide seul du transfert après avoir attesté par écrit qu’il n’a pas réussi à joindre la famille dans les dix heures suivant le décès. En dehors de ce cas, le séjour en chambre funéraire reste à la charge de la famille.
Le décès survient sur la voie publique
Une enquête est ouverte. La gendarmerie, en lien avec le parquet, décide s’il y a lieu de pratiquer une autopsie.
Si c’est le cas, les obsèques ne peuvent être organisées qu’une fois l’autorisation d’inhumer délivrée par le procureur de la République. Le délai de 14 jours court alors à partir de cette date. Sinon, nous pouvons organiser la cérémonie immédiatement avec vous.
Qui décide des obsèques, et que faire si la famille n’est pas d’accord ?
C’est la volonté du défunt qui prime, y compris sur l’avis des proches. Si elle a été exprimée par écrit, elle doit être respectée : ne pas le faire est une infraction pénale.
À défaut d’écrit, c’est la personne qui a qualité pour pourvoir aux funérailles qui décide. Ce n’est pas forcément l’héritier : c’est celui que les liens avec le défunt désignent le plus naturellement, en général le conjoint, puis les enfants. En cas de désaccord persistant, c’est le tribunal judiciaire qui tranche, en urgence, sous quelques jours. Nous avons déjà accompagné des familles dans ce cas : dites-le-nous franchement, cela fait gagner du temps à tout le monde.
Loi du 15 novembre 1887 sur la liberté des funérailles · article 433-21-1 du code pénal.
Le défunt avait-il un contrat obsèques ? Comment le savoir ?
Si vous avez un doute, vous pouvez interroger gratuitement l’AGIRA, qui recense les contrats d’assurance : agira-vie.fr/obseques. La réponse arrive sous quelques semaines.
Quand un contrat existe, l’entreprise désignée est prévenue par l’organisme assureur, ou par la personne qui retrouve la carte dans les papiers du défunt. Elle organise alors les obsèques conformément aux volontés inscrites au contrat.
Attention : un contrat en capital garantit une somme, pas des prestations. Un contrat en prestations, lui, détaille ce qui a été choisi. Apportez-nous le document, nous vous dirons exactement ce qu’il couvre.
Un contrat, quelle que soit sa forme, ne vous prive pas du choix de l’entreprise : voir Notre assurance nous oriente vers une entreprise précise.
Les délais et les démarches
Combien de temps avons-nous pour organiser les obsèques ?
14 jours. Depuis le décret du 10 juillet 2024, l’inhumation ou la crémation doit avoir lieu au plus tard 14 jours calendaires après le décès, dimanches et jours fériés compris, le délai courant à partir du lendemain du décès. Elle ne peut pas avoir lieu moins de 24 heures après le décès.
Si le décès a eu lieu à l’étranger ou outre-mer, le délai court à partir du lendemain de l’arrivée du corps en France. En cas d’obstacle médico-légal, il court à partir de la délivrance de l’autorisation par le procureur. Dans des circonstances particulières, le préfet peut accorder une dérogation, jusqu’à 21 jours.
Ce délai vous laisse le temps de réfléchir, et de comparer plusieurs devis si vous le souhaitez.
Décret n° 2024-790 du 10 juillet 2024.
Dois-je faire les démarches auprès de la mairie ?
Non. La déclaration de décès doit être faite à la mairie du lieu de décès dans les 24 heures, mais vous n’êtes pas obligé de vous en charger. Nous nous en occupons, ainsi que des autorisations de transport, de fermeture du cercueil, d’inhumation ou de crémation.
Nous mettons également à jour le livret de famille auprès des mairies du secteur, et nous vous remettons les actes de décès.
Vous pouvez bien sûr faire cette déclaration vous-même si vous y tenez : munissez-vous du certificat médical, du livret de famille ou d’une pièce d’identité du défunt.
Pouvez-vous transférer le corps en chambre funéraire ?
Oui. Le transport doit intervenir dans les 48 heures suivant le décès, et le médecin doit avoir établi le certificat de décès sans obstacle au transport.
Le transfert se fait à la demande d’un proche ayant qualité pour pourvoir aux funérailles. Nous nous chargeons de la déclaration préalable en mairie.
C’est identique si le décès survient à l’hôpital, en clinique ou en maison de retraite : aucune autorisation de l’établissement n’est nécessaire. Le directeur ne peut demander lui-même le transfert que si aucun proche n’a pu être joint.
Combien d’actes de décès faut-il demander ?
Comptez large : une dizaine au minimum. Chaque organisme en réclame un original, et il est pénible d’avoir à en redemander. Banque, employeur, caisse de retraite, mutuelle, assurances, notaire, impôts, bailleur, opérateurs : la liste s’allonge vite.
Ils sont gratuits, délivrés par la mairie du lieu de décès ou du dernier domicile. Nous vous en remettons un premier lot.
Qui faut-il prévenir, et dans quel ordre ?
Dans les premiers jours : l’employeur ou France Travail, la banque, la caisse de retraite, la caisse d’assurance maladie, la mutuelle, les assurances.
Dans le mois : le notaire s’il y a un bien immobilier, un contrat de mariage ou un testament, le bailleur ou le syndic, les impôts, les fournisseurs d’énergie, l’opérateur téléphonique, la CAF.
Un décès se signale en une fois sur le site officiel des démarches. Et si vous préférez ne pas vous en occuper, voyez la question suivante.
Et les démarches administratives après les obsèques ?
Nous reprenons avec vous, au rendez-vous, la liste des organismes à prévenir et leurs délais.
Nous vous ouvrons ensuite l’accès à Vos démarches en ligne, que nous prenons à notre charge : un code vous est remis au dernier rendez-vous, un numéro vous répond si vous bloquez, et vous remplissez puis imprimez vos documents chez vous. Cela ne vous coûte rien.
La liste complète, avec les délais : qui prévenir après un décès.
Voir aussi : le certificat d’hérédité et ce qui l’a remplacé.
Où repose le défunt
Pouvons-nous garder le corps à domicile ?
Oui. La famille peut garder le défunt au domicile jusqu’aux obsèques. Nous conseillons dans ce cas au moins une préparation mortuaire, voire des soins de conservation.
Depuis 2018, ces soins peuvent être réalisés à domicile, à condition de disposer d’une pièce adaptée : au moins 10 m², isolée par une porte, et aérée. À défaut, nous intervenons dans la salle de soins de notre chambre funéraire.
La mise en bière a lieu le jour des obsèques, ou plus tôt si vous le souhaitez.
Décret n° 2017-983 du 10 mai 2017.
Quelle différence entre chambre mortuaire et chambre funéraire ?
La chambre mortuaire dépend d’un établissement de santé. La chambre funéraire dépend d’un opérateur funéraire.
La chambre mortuaire, communément appelée morgue, se trouve dans un hôpital, une clinique ou un EHPAD. Elle n’accueille que les personnes décédées dans l’établissement, et le séjour y est gratuit pendant les trois premiers jours.
La chambre funéraire est gérée par une commune, une association ou une entreprise habilitée comme la nôtre. Elle accueille tout défunt, quel que soit le lieu du décès, et dispose de salons de présentation et d’une salle de soins. Le séjour y est à la charge de la famille, sauf dans un cas : lorsque le directeur d’un établissement de santé non tenu d’avoir une chambre mortuaire a décidé seul du transfert, après avoir attesté par écrit qu’il n’a pas réussi à joindre la famille dans les dix heures suivant le décès. Le transport et les trois premiers jours sont alors payés par l’établissement.
La nôtre est à Chapareillan. Elle nous appartient et nous la gérons nous-mêmes.
Qu’est-ce que les soins de conservation ?
Les soins de conservation, ou thanatopraxie, consistent à injecter un produit antiseptique qui retarde la dégradation du corps. Ils comprennent aussi la toilette, l’habillage et une présentation soignée du visage. Ils sont réalisés par un thanatopracteur diplômé.
Ils ne sont pas obligatoires, sauf exigence du pays de destination en cas de transport à l’étranger. Une notice d’information vous est remise avant toute décision.
Ils sont conseillés lorsque le défunt repose plusieurs jours à domicile, quand la famille vient de loin, ou quand les obsèques sont éloignées dans le temps. Si vous ne les souhaitez pas, une toilette et une présentation suffisent souvent : nous les réalisons nous-mêmes.
Pour aller plus loin : notre page complète sur les soins de conservation.
Qu’est-ce qu’une mise en bière ?
Mettre en bière signifie placer le défunt dans le cercueil. Le mot bière désignait autrefois la civière sur laquelle le corps était porté jusqu’à la sépulture ; il a ensuite désigné le cercueil lui-même.
Nous effectuons nous-mêmes la mise en bière, avec notre équipe de porteurs, avant le recueillement de la famille. L’heure que nous vous communiquons correspond au début de ce recueillement autour du cercueil.
Peut-on voir le défunt ? Faut-il y emmener les enfants ?
Oui, autant de fois que vous le souhaitez, dans les salons de notre chambre funéraire ou à domicile. Rien ne vous y oblige, et personne ne vous jugera si vous préférez garder une autre image.
Pour les enfants, il n’y a pas de règle. Ce qui compte, c’est qu’on leur explique avant ce qu’ils vont voir, avec des mots simples et vrais, qu’on leur laisse le choix, et qu’un adulte reste avec eux. Un enfant à qui l’on cache tout imagine souvent bien pire. Nous préparons la présentation avec soin, et nous prenons le temps de vous dire dans quel état se trouve le défunt avant que vous n’entriez.
Le cercueil et la cérémonie
Le cercueil est-il obligatoire ?
Oui. En France, le cercueil est obligatoire, pour une inhumation comme pour une crémation. Il doit comporter une garniture étanche, quatre poignées et une plaque d’identité.
Le capiton n’est pas obligatoire, mais nous le conseillons pour le temps de recueillement avant la fermeture. L’emblème est libre. Pour la crémation, le cercueil est généralement en bois blanc avec des poignées bois. Pour l’inhumation, le chêne reste le plus classique, mais toutes les essences sont autorisées.
Nous préparons et capitonnons nous-mêmes les cercueils, dans notre atelier.
Je souhaite un cercueil simple
C’est le mot qui revient le plus souvent. Il n’y a rien à justifier.
Le Pirée, en pin massif poncé et non traité, fait partie de notre gamme éco-responsable ; il convient aussi bien à l’inhumation qu’à la crémation. Pour le chêne, nous proposons le Parian, en chêne massif finition vernie, à utiliser de préférence en inhumation.
À Chapareillan, les cercueils ne sont pas exposés mais présentés en 3D. Cela permet de choisir à son rythme, sans ajouter une épreuve à un moment qui n’en manque pas.
Le maître de cérémonie est-il obligatoire ?
La réglementation ne l’impose pas, mais sa présence n’est pas un luxe : c’est lui qui coordonne les intervenants, gère les documents et fait le lien entre la famille et les équipes.
Chez nous, vous êtes reçus par Loreto et Flavien Baudrion. C’est nous qui organisons les obsèques, les démarches administratives, et qui faisons office de maître de cérémonie. Vous ne changez pas d’interlocuteur en cours de route.
Les porteurs sont-ils obligatoires ?
La réglementation impose le personnel nécessaire à l’inhumation ou à la crémation. Leur présence aux autres étapes reste à votre choix.
En pratique, les porteurs réalisent avec nous la mise en bière, nous assistent à la fermeture du cercueil, le portent à l’épaule lors d’une cérémonie religieuse, s’occupent des registres et des fleurs, puis procèdent à l’inhumation après avoir présenté le cercueil sur tréteaux près de la sépulture pour un dernier recueillement.
Si vous souhaitez porter le cercueil à l’une de ces étapes, nous rendons ce geste possible, encadrés par notre équipe.
Pour aller plus loin : porter le cercueil soi-même, ce que la loi permet.
Peut-on organiser une cérémonie civile ailleurs qu’au cimetière ?
Oui. Nous avons accès à deux salles de cérémonie, et dans certains villages il est possible de demander à la mairie la disponibilité de la salle des fêtes.
À quoi ressemble une cérémonie sans religion ? Qui prend la parole ?
Il n’y a pas de modèle imposé, et c’est précisément ce qui la rend juste. En général : un mot d’accueil, le récit d’une vie, des prises de parole de proches, de la musique, un temps de silence, puis un geste commun, une fleur ou une main posée sur le cercueil.
Nous écrivons nous-mêmes les textes quand la famille le souhaite, à partir de ce que vous nous racontez. Et si personne ne se sent capable de lire, c’est l’un de nous qui lit.
Peut-on diffuser de la musique, des photos, une vidéo ?
Oui. Apportez-nous les morceaux, nous nous occupons de la sonorisation. Pour les photos, un diaporama est possible dans les salles équipées ; en église, cela dépend de la paroisse, nous nous en chargeons auprès d’elle.
Un conseil de terrain : choisissez peu de morceaux, mais les bons. Deux ou trois suffisent.
Peut-on commander vos articles en ligne ?
Non. Nous n’avons pas de boutique en ligne : ni panier, ni commande à distance. Les photos du site ne sont pas un catalogue, elles montrent le genre d’articles que nous avons en magasin, et les modèles changent au fil des arrivages.
Appelez-nous au 04 56 85 42 00 : nous vous dirons ce qui est disponible en ce moment, les tailles, les coloris et les prix. Vous pouvez aussi passer au magasin de Pontcharra aux heures d’ouverture.
Pour une plaque gravée, la question ne se pose pas : le texte, la police et le motif se décident ensemble, il n’y a rien à commander en ligne.
Faites-vous des compositions en fleurs naturelles ?
Oui. Nous travaillons avec des artisans fleuristes locaux, et nous nous adaptons à votre goût : la forme, la taille, le choix des fleurs et des couleurs.
Faites-vous les cartes de remerciement ?
Oui. Nous vous proposons plusieurs modèles, nous vous conseillons sur le texte et la disposition, et nous les imprimons nous-mêmes.
Faites-vous les parutions presse ?
Oui, en régional comme en national, dans le journal de votre choix. Nous concevons ensemble l’avis de décès ou de remerciements, et nous le transmettons au journal. Vous payez le tarif du journal.
Inhumation, crémation, cendres
La crémation est-elle moins chère que l’inhumation ?
Pas toujours, contrairement à une idée répandue.
Le cercueil est généralement moins onéreux. Mais la redevance du crématorium est souvent supérieure au coût d’un simple creusement ou d’une ouverture de caveau. Et si l’urne doit ensuite être inhumée dans un caveau de famille, les frais d’ouverture s’ajoutent à ceux du crématorium : le total peut être équivalent, voire supérieur.
Choisissez selon ce que le défunt voulait, pas selon ce que vous croyez que cela coûte. Nous chiffrerons les deux si vous hésitez.
Que deviennent les cendres ? A-t-on le droit de garder l’urne chez soi ?
Non, garder l’urne à domicile est interdit depuis la loi du 19 décembre 2008. Les cendres ne sont pas un bien : la loi leur accorde le même respect qu’à un corps.
Les destinations possibles sont :
- inhumation de l’urne dans une sépulture de famille ou un cavurne ;
- dépôt dans une case de columbarium ;
- scellement de l’urne sur un monument ;
- dispersion au jardin du souvenir du cimetière ;
- dispersion en pleine nature, hors voies publiques, après déclaration à la mairie du lieu de naissance du défunt. La dispersion en rivière, lac ou étang est interdite ; en mer, elle est possible à distance suffisante des côtes, l’urne devant alors être biodégradable.
Les cendres doivent rester entières : on ne peut pas les partager entre plusieurs personnes. En attendant la décision, l’urne peut être conservée au crématorium pendant un an au maximum. Passé ce délai, si rien n’a été décidé, les cendres sont dispersées au jardin du souvenir.
Articles L2223-18-1 à L2223-18-4 du code général des collectivités territoriales.
Faut-il une concession ? Combien de temps dure-t-elle ?
Pas obligatoirement. Toute commune doit pouvoir inhumer en terrain commun, gratuitement, pour une durée minimale de cinq ans. Passé ce délai, la commune peut reprendre l’emplacement.
La concession, elle, est un droit d’occupation payant, accordé par la mairie. Les durées prévues par la loi sont : temporaire, jusqu’à 15 ans ; trentenaire ; cinquantenaire ; perpétuelle. Chaque commune choisit celles qu’elle propose et en fixe le prix : il n’y a pas de tarif national.
Renseignez-vous auprès de la mairie du cimetière concerné, ou demandez-nous, nous connaissons les pratiques des communes du secteur.
Voir aussi : profondeur des tombes et distance entre les sépultures · rendre une concession à la commune.
Peut-on être inhumé dans n’importe quelle commune ?
Non. Une commune doit accepter dans son cimetière les personnes décédées sur son territoire, celles qui y étaient domiciliées quel que soit le lieu du décès, celles qui y disposent d’une sépulture de famille, et les Français établis hors de France inscrits sur sa liste électorale.
En dehors de ces cas, le maire peut accepter, mais rien ne l’y oblige. Si vous visez un cimetière précis, parlez-nous-en tôt : la demande se fait avant, pas la veille.
Peut-on inhumer une urne dans la tombe de famille ?
Oui, si la concession le permet et avec l’accord du concessionnaire. L’urne peut être déposée dans le caveau, dans une case cinéraire, ou scellée sur le monument.
Cela suppose une ouverture de sépulture, que nous réalisons nous-mêmes. C’est aussi l’occasion de vérifier l’état du caveau, et de faire graver le nom sur le monument dans la foulée.
L’argent
Le devis est-il gratuit ?
Oui, et il ne vous engage en rien. Après vous avoir posé des questions précises, nous établissons un devis détaillé, qu’il s’agisse d’obsèques à organiser ou d’un contrat obsèques à préparer.
Le devis est présenté selon le modèle réglementaire, identique chez toutes les entreprises, ce qui permet de comparer ligne à ligne. Nos documents tarifaires sont consultables sur notre page Tarifs et informations réglementaires.
Combien coûtent des obsèques ?
Nous ne donnerons pas de prix moyen : il ne veut rien dire. Le coût dépend du cercueil, du lieu de la cérémonie, du séjour en chambre funéraire, des travaux de cimetière ou de la redevance du crématorium, des fleurs, de la presse.
Ce que nous pouvons vous dire : nos tarifs sont publiés, le devis est gratuit et détaillé, et chaque ligne peut être retirée. Il n’y a chez nous ni prestation imposée, ni commission versée à qui que ce soit. Personne n’est payé pour vous envoyer chez nous, et nous ne payons personne pour cela.
Comment comparer deux devis ?
Regardez le total, pas les lignes. Un tarif publie des montants, jamais les règles qui décident lesquels s’appliquent — et c’est là que deux devis se séparent.
Deux exemples, pris chez nous. Presque toutes les entreprises affichent une ligne « frais de dossier » et une ligne « démarches administratives » : chez nous, elles ne se cumulent jamais. Soit vous nous confiez les démarches, soit vous les faites vous-même et vous ne réglez que les frais de dossier. De même, un forfait d’inhumation s’ajoute souvent au creusement de la fosse : chez nous, quand nous creusons nous-mêmes, ce forfait ne s’applique pas — il ne concerne que les inhumations dont les travaux reviennent à un marbrier extérieur.
Ailleurs, ces lignes peuvent s’additionner. Les tarifs se ressemblent, les devis non.
Alors devant chaque ligne, posez la question : est-elle obligatoire dans ma situation, et que se passe-t-il si je ne la prends pas ? Vous avez le droit de refuser toute prestation qui n’est pas réglementairement obligatoire.
Comment se passe le règlement ?
Il est possible de prélever les frais d’obsèques sur le compte bancaire du défunt, dans la limite du solde disponible et d’un plafond revalorisé chaque année, fixé à 5 965 € en 2026.
Nous vous faisons signer la demande de prélèvement avec le montant de la facture, et vous nous remettez un RIB. Après les obsèques, nous adressons au service succession de la banque tous les documents nécessaires. Dès que le virement est effectué, quelques semaines plus tard, nous vous transmettons la facture acquittée.
Si le défunt avait une mutuelle, nous pouvons l’interroger pour savoir s’il existe une prise en charge.
Article L312-1-4 du code monétaire et financier.
Existe-t-il des aides pour payer les obsèques ?
Oui, plusieurs, et elles se cumulent parfois :
- Le capital décès de la Sécurité sociale, si le défunt était salarié, demandeur d’emploi indemnisé ou titulaire d’une pension d’invalidité dans les trois mois précédant le décès. Son montant est de 4 009 € depuis le 1er avril 2026. Les bénéficiaires prioritaires disposent d’un mois pour le demander à la CPAM ; à la MSA pour le régime agricole.
- La caisse de retraite : la dernière pension du mois du décès reste acquise, et certaines caisses complémentaires versent une aide.
- La mutuelle ou la prévoyance du défunt, ou celle de son employeur.
- Le capital d’une assurance obsèques, s’il en existait une.
- L’action sociale de la commune ou du département, selon les situations.
Dites-nous ce que vous savez du défunt : nous vous indiquerons quelles pistes valent la peine d’être suivies.
Et si la personne décédée n’avait pas les moyens ?
La loi prévoit que les funérailles des personnes dépourvues de ressources suffisantes sont prises en charge par la commune du lieu du décès. Elles doivent être assurées dignement, avec une sépulture.
Si vous êtes dans cette situation, dites-le-nous simplement. Nous vous indiquerons le service de la mairie à contacter, et nous ferons les démarches avec vous.
Article L2223-27 du code général des collectivités territoriales.
Suis-je obligé de payer les obsèques d’un parent ?
Les frais d’obsèques sont d’abord une charge de la succession. Mais les enfants peuvent être tenus d’y contribuer au titre de l’obligation alimentaire, même s’ils renoncent à la succession, à proportion de leurs moyens.
C’est une question qui se règle avec un notaire, pas avec nous. Autant le savoir avant plutôt qu’après.
Faut-il souscrire un contrat obsèques ?
Cela dépend de ce que vous cherchez. Un contrat évite à vos proches d’avoir à avancer l’argent, et il permet de dire ce que vous voulez, ce qui est souvent le plus précieux.
Deux points de vigilance : un contrat en capital garantit une somme, qui peut ne plus couvrir le coût réel des années plus tard ; un contrat en prestations, lui, fige le détail de ce qui a été choisi. Et vérifiez toujours ce que devient le contrat si vous déménagez.
Nous établissons ces contrats, et nous vous en parlons sans rien vous vendre par-dessus. Si vous n’êtes pas sûr, ne signez pas le jour même : repartez avec le devis.
Les transports
Pouvez-vous organiser un transport partout en France ?
Oui. Nous sommes habilités à effectuer les transports de corps en France.
Si le lieu est très éloigné, nous organisons tout avec une entreprise locale qui accueille le défunt à l’arrivée, effectue les formalités sur place et prend le relais pour la cérémonie. Nous restons votre interlocuteur et nous coordonnons l’ensemble.
Pouvez-vous organiser un transport à l’étranger ?
Oui. Selon le pays, le transport se fait par route ou par avion. Pour le rapatriement aérien, nous travaillons avec un organisme spécialisé, et nous effectuons toutes les démarches auprès de la préfecture.
Selon le pays de destination, les soins de conservation sont obligatoires. Le cercueil doit être hermétique : il est équipé d’une enveloppe de zinc soudée, parfois munie d’un hublot permettant de voir le visage du défunt.
Prévoyez des délais plus longs que pour des obsèques locales, et pensez au consulat du pays concerné : nous vous dirons quels documents réunir.
Après les obsèques
Quand peut-on graver le nom ou poser le monument ?
Pour la gravure d’une plaque, il n’y a pas de délai : nous pouvons la préparer avant ou après les obsèques.
Pour la gravure directement sur un monument, nous intervenons dès que la sépulture est en état. Après une inhumation en pleine terre, il faut en revanche laisser le terrain se tasser, en général plusieurs mois, avant de poser ou reposer un monument. Nous vous dirons quand c’est le bon moment.
La gravure est réalisée par nous, pas sous-traitée. Voir la page Gravure et travaux de cimetière.
Qui entretient la sépulture ?
L’entretien de la concession incombe à la famille. La commune n’entretient que les allées et les parties communes.
Nous proposons le nettoyage, la remise en peinture des lettres, le recalage d’une dalle, la reprise des joints et le fleurissement, ponctuellement ou chaque année. C’est utile quand on habite loin. Voir la page Nettoyage et fleurissement.
La concession arrive à échéance : que se passe-t-il ?
Une concession temporaire, trentenaire ou cinquantenaire peut être renouvelée, en principe dans les deux ans qui suivent son échéance. Passé ce délai, la commune peut reprendre l’emplacement et les restes sont alors déposés à l’ossuaire communal.
Surveillez donc la date, et prévenez la mairie si vous avez déménagé : c’est souvent ainsi que les familles perdent une sépulture, faute d’avoir reçu le courrier.
Peut-on nous reprendre une tombe jugée à l’abandon ?
Oui, mais seulement sous conditions strictes : la concession doit avoir plus de trente ans, la dernière inhumation doit remonter à plus de dix ans, et la commune doit engager une procédure contradictoire qui dure trois ans, avec constat, affichage et information de la famille.
Si vous avez reçu un avis de ce type, ne le laissez pas dormir : une remise en état suffit en général à interrompre la procédure. Nous savons faire, et nous pouvons intervenir vite.
Article L2223-17 du code général des collectivités territoriales.
Nous
Sommes-nous libres de choisir notre entreprise de pompes funèbres ?
Oui, entièrement et à tout moment. Un hôpital, une clinique, une maison de retraite ou une mairie ne peuvent ni vous imposer une entreprise, ni vous orienter vers l’une d’elles. Le démarchage des familles est interdit.
Vous pouvez demander plusieurs devis, et vous pouvez changer d’avis même après un premier contact. Le devis réglementaire est fait pour être comparé.
Les photos du site sont-elles vraiment les vôtres ?
Oui, toutes. Aucune image de banque de photos, aucune photo achetée, aucune vue empruntée à un fournisseur ou à un confrère.
Ce que vous voyez, ce sont nos chantiers, nos monuments, notre atelier, notre magasin et notre chambre funéraire. Les personnes sur les photos de cimetière, ce sont nous deux : Loreto qui perce une stèle ou qui accroche les élingues, Flavien qui manœuvre la grue ou qui creuse à la pioche quand l’engin ne passe pas. Les avant-après de nettoyage sont de vraies sépultures que nous avons reprises.
Nous y tenons pour une raison simple : une photo de catalogue promet un décor qui n’existe pas. Quand vous pousserez la porte, vous reconnaîtrez les lieux — ce sera exactement ce que vous avez vu.
Seule exception, les photos de cercueils et de capitonnages : ce sont les visuels de nos fournisseurs, parce qu’un cercueil se photographie mal en magasin. C’est aussi pour cela que nous les présentons en volume sur grand écran, au bureau, plutôt que de vous faire marcher entre des modèles alignés.
Notre assurance nous oriente vers une entreprise précise. Sommes-nous obligés ?
Non. Avant toute chose, regardez de quel contrat il s’agit : les deux formules n’ont rien à voir.
Le contrat en capital est le plus répandu. Il garantit une somme d’argent, et rien d’autre. Au décès, ce capital est versé au bénéficiaire désigné, qui règle les obsèques avec l’entreprise de son choix. Aucun opérateur n’y est nommé. Si l’assureur vous en indique un, il vous oriente vers son partenaire commercial : vous n’êtes tenu à rien, et n’importe quelle entreprise habilitée peut recevoir ce capital.
Le contrat en prestations, lui, détaille les prestations choisies et désigne l’entreprise chargée de les exécuter. La loi impose que ce contrat mentionne la possibilité d’en changer : le souscripteur pouvait modifier son choix à tout moment de son vivant. Demandez à lire le document lui-même, c’est lui qui fait foi.
Dans les deux cas, réclamez le contrat avant de décider, et prenez votre temps. Rien ne vous oblige à trancher dans l’heure, et un engagement pris au téléphone dans les premières heures se regrette souvent.
Article L. 2223-35-1 du Code général des collectivités territoriales. Voir aussi la question Le défunt avait-il un contrat obsèques ?
Indépendant, groupe, régie municipale : quelle différence pour nous ?
Commençons par ce qui est identique partout. Tout opérateur funéraire, public ou privé, doit détenir une habilitation préfectorale, remettre un devis conforme au modèle imposé par l’État, afficher ses tarifs et tenir à votre disposition une documentation générale. Les prix sont libres pour tous : aucun statut ne garantit un prix bas, aucun ne condamne à un prix élevé. Le statut ne dit donc rien de la qualité ni du tarif. Il dit qui décide.
L’entreprise indépendante. Elle appartient à ceux qui l’exercent. La personne qui vous reçoit est en général celle qui fixe les prix et qui répondra encore au téléphone dans six mois. Une ou quelques agences, sur un secteur limité.
L’enseigne n’est pas l’entreprise. Depuis une quinzaine d’années, des groupes rachètent des entreprises familiales et conservent le nom du fondateur, la façade et souvent l’équipe. C’est parfaitement légal, et cela ne dit rien de la qualité du service : les personnes que vous connaissez sont fréquemment toujours là. Mais l’entreprise n’est plus indépendante, et ce sont désormais les prix et les procédures du groupe qui s’appliquent. Un nom de famille sur une enseigne ne permet donc pas de savoir à qui l’on s’adresse.
Le réseau ou groupement d’indépendants. Des entreprises indépendantes réunies sous une enseigne commune, qui partagent des achats, des formations, parfois une charte. Le propriétaire reste local, la marque est partagée.
Le groupe à succursales. Plusieurs dizaines ou centaines d’agences appartenant à une même société. Le personnel est salarié, les tarifs et les procédures sont définis au siège.
La régie communale ou intercommunale. La commune, ou un syndicat de communes, exerce elle-même le service ; les tarifs sont votés en conseil. Une régie n’a aucun monopole : un décès survenu sur la commune ne vous oblige pas à passer par elle.
La délégation de service public. Un équipement public — crématorium, chambre funéraire — dont la commune confie l’exploitation par contrat à un opérateur privé. L’équipement est public, l’enseigne est privée.
Comment savoir à qui vous avez affaire, gratuitement. Le contrat que vous signez n’est pas passé avec une enseigne mais avec une société. Son nom exact, sa forme juridique, son représentant légal, son numéro d’inscription au registre du commerce et son numéro d’habilitation figurent obligatoirement dans la documentation générale que tout opérateur doit tenir à votre disposition, et désormais publier sur son site internet. Relevez ce nom — pas celui de la façade — et saisissez-le sur l’annuaire officiel des entreprises de l’État, annuaire-entreprises.data.gouv.fr : vous y verrez les dirigeants et, le cas échéant, le groupe auquel la société appartient. La liste des opérateurs habilités de votre département est par ailleurs consultable en mairie.
Les trois questions qui comptent vraiment, à poser à n’importe quel opérateur, nous compris : qui fixe les prix que vous lisez ? Qui exécutera réellement les prestations — le portage, le creusement, la marbrerie, le transport — l’entreprise elle-même ou un sous-traitant ? Et la personne qui vous reçoit aujourd’hui sera-t-elle celle que vous aurez le jour des obsèques ?
Loi n° 93-23 du 8 janvier 1993, qui a mis fin au monopole communal. Article 2 de l’arrêté du 11 janvier 1999 modifié, pour le contenu de la documentation générale. Article R. 2223-71 du Code général des collectivités territoriales, pour l’affichage en mairie de la liste des opérateurs habilités.
Êtes-vous joignables la nuit et le week-end ?
Pour un décès, oui, à toute heure. Notre téléphone est le nôtre : la nuit, le week-end et les jours fériés, c’est nous qui répondons, pas une permanence extérieure.
Nous vivons sur le centre funéraire depuis 2019 : il y a toujours quelqu’un sur place, et nous partons sans attendre.
Pour un rendez-vous, un devis ou un simple renseignement, appelez-nous plutôt aux heures d’ouverture. Nous faisons ce métier depuis assez longtemps pour savoir qu’on le fait mal quand on n’a pas dormi.
Nous nous déplaçons à domicile, en maison de retraite ou à l’hôpital.
Intervenez-vous dans ma commune ?
Nous intervenons entre Savoie et Isère, autour de Chapareillan, Pontcharra et Montmélian, dans toute la vallée du Grésivaudan et la Combe de Savoie, y compris les communes de montagne où l’engin ne passe pas et où nous creusons à la main.
En cas de doute, appelez-nous : nous vous le dirons franchement, et si ce n’est pas notre secteur, nous vous orienterons.
Qui fait réellement le travail chez vous ?
Nous. Nous sommes une petite entreprise familiale et nous assurons nous-mêmes l’essentiel : la préparation et le capitonnage des cercueils, la toilette et la présentation du défunt, la rédaction des textes de la cérémonie, le creusement et l’ouverture des sépultures, la gravure sur plaque et sur monument.
Nous n’appartenons à aucun réseau ni à aucune franchise. Nous choisissons librement nos fournisseurs, en privilégiant la fabrication française et régionale, et nous faisons appel à des artisans locaux. La chambre funéraire de Chapareillan est la nôtre.
Vous avez affaire aux mêmes personnes du premier appel jusqu’à l’entretien de la sépulture, des années plus tard.

Votre question n’y est pas ?
Appelez-nous ou passez nous voir aux heures d’ouverture : nous répondons nous-mêmes, et nous préférons une question posée trop tôt à une décision prise dans l’urgence.
En cas de décès, c’est différent : là, nous sommes joignables à toute heure, la nuit, le week-end et les jours fériés.
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